Soupe aux livres à Mison les Armands

Une nouvelle Soupe aux livres… avec ce froid, ça va être bien de se réchauffer autour d’une soupe et autour de paroles, de rencontres et de livres…

Alors je vous conseille vraiment de découvrir ou de redécouvrir cette soupe aux livres, qui aura lieu vendredi 5 novembre 2010 à partir de 17h30 à Mison-les-Armands (04) à la salle Bernard Wathelet.

La soupe aux livres Mison les Armands 04

Et pour en savoir un peu plus, voici une explication détaillée de Jean Darot, des éditions Parole, qui est à l’origine de ces “Soupes aux livres” :

“Partie le 27 décembre 2008 de Bauduen, “La soupe aux livres” fait non seulement le tour de la région depuis 2 ans, elle s’exporte. La Dordogne et la Bretagne l’ont accueillie. Nous entamons la cinquième dizaine et la cinquième saison (Hiver 2009, Printemps-Eté 2009, Automne 2009, Hiver-Printemps 2010, Automne 2010).

Nous avons commencé tout naturellement à faire “La soupe aux livres” dans notre environnement proche. L’idée était toute simple. C’était celle de la veillée traditionnelle. La deuxième idée était celle du partage. Nous comptions présenter notre travail d’éditeur en lisant des extraits de nos publications et en invitant nos auteurs à être présents. La troisième idée était celle dela parole pour tous. Chaque participant devait pouvoir (sans obligation) venir dire, lire, conter, slamer, chanter quelque chose de son choix. Je crois sincèrement que c’est ce qui a fait le succès de la formule. Les gens, de toutes sortes, sont venus partager. C’est grâce à cela que nous avons découvert des textes et des auteurs… et pas des moindres. C’est ainsi que Maria Borrély, écrivain femme de haute Provence découverte par André Gide et amie de Giono, est entrée dans la collection main de femme. Ce que nous avons surtout découvert c’est combien les gens avaient de choses à dire et combien ils souffraient de n’avoir jamais la possibilité d’avoir la parole. En effet, qui écoute un gamin de 10 ans, une allocataire des aides du Secours Populaire, une vieille dame de 85 ans, un slameur un peu baba, un berger, une dame anglaise chantant en espagnol, un chasseur ancien légionnaire, un auteur à succès ? Dans la pratique, chaque soupe est donc totalement différente, à l’image de la soupe que l’on improvise en fonction des légumes dont on dispose dans son jardin.

Elle aussi totalement imprévisible dans son contenu. Il n’y a donc pas de programme a annoncer.

Petit à petit, le cercle géographique s’est élargi. Nous avons passé la Durance. Puis, nous avons fait une tournée dans le sud Ouest (Dordogne, Lot et Garonne, Tarn) avec l’aide d’une comédienne qui était venu à nos première soupes dans le Var et qui est parti s’installer là-bas et qui organise désormais seule des soupes aux livres en notre nom et en se lançant dans une activité de libraire itinérante/lectrice/animatrice. Le pire, c’est que d’autres proposent de faire la même chose dans d’autre régions.

Nous avons fait des soupes dans les endroits les plus divers (salle communale, restaurants, librairies, médiathèques, cours d’écoles, rues, foyers, salle à manger de particulier, fermes et même sur une île, celle de Bréhat). Il peut y avoir un thème particulier ou un auteur que l’on met en valeur. De plus, la confection de la soupe que l’on mange vraiment donne l’occasion à quelqu’un d’exprimer ses talents de cuisinier. Il y a toujours quelqu’un pour dire : moi, j’ai une super soupe à… Ce qui fait que d’autres gens, un restaurateur, une association (comme les aînés ruraux) entrent dans la danse. Dans la mesure du possible nous organisons la soupe avec un petit libraire local et nous invitons un autre petit éditeur, un photographe, un musicien, un conteur, un chanteur, un sculpteur, parfois une pièce de théâtre.

La soupe aux livres se déroule en trois partie : on dit, on lit, on conte, on chante de 17 h 30 à 19 h 30 (horaire pouvant varier selon la saison et les habitudes locales). De 19 h 30 à 21 h, on partage un bol de soupe, un verre de vin, un croûton de pain avec du fromage, un désert. Là encore c’est selon. C’est un grand moment d’échange. Puis on reprend jusqu’à 23 h environ. En fait, il y a trois manifestation en une ce qui permet à tous les publics de venir. Certaines personnes qui ont charge de famille, partent à 19 h 30 et reviennent ou non.

Certains vont dîner avec des amis, D’autres partent après la soupe pour aller voire un spectacle. D’autres encore n’arrive que pour la troisième partie (après les soins aux bêtes, le travail, etc.). Le principe est que le repas soupe est à 5 €, encaissés par ceux qui l’ont confectionné, pour couvrir les dépenses du repas et c’est tout.

Bref, c’est vraiment du bonheur et les gens en arrivent même à danser. Mais ce qui est intéressant c’est que le rapport au livre est fortement changé. C’est du papier qui devient oral. On s’aperçoit avec le recul, que l’accès au livre se fait pour des gens qui n’avais parfois jamais osé entrer dans des livres. On a également des fans qui viennent à chaque édition.”

Voici aussi quelques liens vers d’autres articles sur les Soupes aux livres

Allez, laissez vous tenter ! Vous m’en direz des nouvelles !

par Florence

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